La diététique pour tous... - Quand Diététique rime avec Plaisir
Les enfants et l'alimentation
 
Attention : les conseils donnés sur cette page ne remplaceront jamais une consultation chez votre diététicienne favorite !
 
courbe croissance fillecourbe croissance garçon
Rations à différents âges
 
Schémas d’alimentation du nourrisson
Avant 4 mois : Alimentation lactée exclusive, augmentation progressive des quantités
Ne pas forcer un enfant à finir un biberon.
7 à 6 biberons de 100 ml puis 5 à 6 biberons de 120 ml ou 5x150ml
Vitamine D, fluor et fer
4-5 mois : Alimentation lactée et introduction des légumes
Midi : purée fluide proposée à la cuillère ou au biberon
Complément de lait
Fruit cuit
Vitamine D, fluor et fer
6-7 mois : ALD de suite
4 à 5 repas en respectant 3 biberons de 180-200 ml/jour
1 repas légumes en purée environ 150 g avec 10 g de protéines et compote de fruit
Vitamine D, fluor et fer
8-12 mois : Augmentation de la diversification avec 2 biberons de 210 à 240 ml et 2 repas
diversifiés mais un seul apport de protéine animale par jour.
Changement de consistance : mixée puis petits morceaux Vitamine D, fluor et fer
 
aliment vache
Schémas d’alimentation entre 1 an et 3 ans
L’alimentation va se diversifier en tenant compte des habitudes alimentaires de famille. Les besoins énergétiques sont de l200kcal /jour à 1 an et 1400 Kcal à 3 ans, répartis de façon suivante 25% au petit déjeuner, 35% à midi, 15% au goûter, 25% au dîner
Les apports lactés sont encore privilégiés 250 ml de lait ou 2 yaourts ou 3 petits suisses ou 45 à 50 g de fromage type camembert ou 25-30g de fromage type gruyère. Si possible, utiliser du lait de croissance sinon passer au lait de vache 1/2 écrémé. Attention aux apports protéiques (20-30 g) et en sucre souvent excessifs.
Légumes et fruits, sources de fibres, de vitamines et minéraux doivent figurer quotidiennement dans l’alimentation
 
 
Après 3 ans
1200 kcal + 100 par année d’âge sont nécessaires, dont 50 à 55 % de glucides et 30 à 35% de lipides. La répartition est la suivante : 25% au petit déjeuner, 30% à midi, 15% au goûter, 30% au dîner.
L’apport en protéines est de 10 g par année d’âge à partir de 4 ans. Les protéines animales doivent représenter 50% des apports protéiques en raison de leur plus haute valeur nutritionnelle. 10 g de protéines = 50 g de viande ou de poisson ou 1 oeuf ou ¼ litre de lait ou 30 g de gruyère
Les glucides : il faut revaloriser les sucres d’absorption lente contenus dans les céréales, les féculents et encourager la consommation de pain (200g de pain = 110g de glucides + 15 g de protéines + 1,5 g de lipides).
L’apport en lipides est de 60 g par jour dont 20 à 30 g sous forme de beurre (vitamine A) et 1 à 2 cuillères à soupe d’huile végétale riche en acides gras insaturés (olive, colza, noix, isio 4). Le reste est constitué par les graisses cachées de l’alimentation.
Légumes et fruits sont sources de fibres, minéraux, oligo-éléments et vitamines. Deux portions de l’un ou de l’autre sont à consommer chaque jour.
Enfin les apports calciques sont encore importants de l’ordre de 800 à 1000 mg/24 h. En sachant que 300 mg de calcium sont contenus dans 250 ml de lait ou 2 yaourts ou 30g de gruyère ou 80 g de camembert.
 
 
Les erreurs Nutritionnelles
  • ne pas répondre aux besoins d’un enfant :
- Par excès en forçant un enfant à finir une quantité donnée, en donnant une alimentation trop riche en protéines ou en graisses saturées (viande, charcuterie), trop riche en sucre (boisson sucrée, pâtisserie)
- Par défaut: éducation trop rigoriste, diversification trop précoce, suppression du lait
  • répartition des repas et rythme de l’alimentation : importance du petit-déjeuner, dîner plus léger, attention au grignotage permanent
 
obésité enfant
Erreurs éducatives courantes
L’aliment récompense : promettre des gâteaux ou des bonbons pour se faire obéir ou pour se faire apprécier d’un enfant est une erreur courante qui conduit au grignotage, à la perte du rythme de l’alimentation et à la surconsommation de sucre.
Il est inutile de forcer à manger un enfant qui n’a pas faim sous peine de voir l’alimentation devenir pour l’enfant un moyen de pression sur son entourage et les repas se terminer en conflits familiaux dont l’enfant-roi est le centre.
Inversement, un enfant ne sera pas félicité parce qu’il mange bien pour ne pas induire l’idée qu’il fait plaisir ou qu’il se fait plaisir en mangeant « bien ».